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26 mars 2020

A Reims, les acheteurs privés au secours des acheteurs des hôpitaux

La pénurie de masques chirurgicaux montre combien l’approvisionnement des établissements hospitaliers est mis à l’épreuve par la crise sanitaire du coronavirus. C’est pourquoi des acheteurs des grandes entreprises privées s’organisent pour prêter main-forte à leurs homologues des établissements de santé publics.

« Les acheteurs du privé peuvent aider ceux du public à trouver de nouveaux fournisseurs, même à l’étranger, peuvent partager leurs listes de fournisseurs actifs et collecter des fournitures dans les entreprises », explique Emmanuel Chochoy, ambassadeur « Invest in Reims ». C’est ce dernier qui a alerté l’antenne régionale de l’Association des directeurs de l’environnement de travail sur les problèmes rencontrés dans les hôpitaux.

L’ARSEG compte une soixantaine de membres, tous acheteurs dans de grandes entreprises. « Les acheteurs privés et les acheteurs publics n’ont pas les mêmes fournisseurs et les mêmes contraintes. Ils ont l’habitude de travailler par appel d’offres et peuvent être liés à un même fournisseur pour trois ans par exemple. Nous pouvons leur apporter plus de souplesse, » explique la Rémoise Candie Sapin Segala, vice-présidente de l’ARSEG Grand Est. Les acheteurs peuvent aussi identifier les stocks disponibles dans les entreprises fermées et dont le personnel est en chômage technique.

Les fournitures potentiellement manquantes ne s’arrêtent pas aux médiatiques masques chirurgicaux ou FFP2. « Les équipes peuvent manquer de blouses, de surchaussures, de lingettes, de lunettes de protection, de sacs-poubelles », souligne Priscilia Durin, acheteuse dans un groupe de composants plastiques.

Si le groupe WhatsApp de l’ARSEG est privé, il est possible de joindre leurs initiateurs en les contactant via leurs profils LinkedIn.

L’initiative partie de Reims intéresse la tête de réseau ARSEG qui pourrait la dupliquer dans d’autres régions françaises.

Les acheteurs privés régionaux mènent en parallèle d’autres actions. Ils veulent aider le groupe d’acteurs de l’impression 3D à trouver certains composants (élastiques, film plexiglas, emballage) dans le cadre de leur projet de production de masques chirurgicaux. Avec sa casquette du Rotary Club Sainte Clotilde de Reims, Candie Sapin Segala lance aussi une collecte de nourriture de type « snacking » (pizzas, sandwich, burgers) pour égayer les repas des personnels soignants des hôpitaux.

Source et article entier sur L'Union

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